Après Christine Coulon, le second candidat de l'extrême-gauche était ce matin dans nos studios pour évoquer la campagne de Lutte Ouvrière. Pierre Casevitz a plaidé pour un réveil social mais il n'attend rien du prochain conseil régional, ni même de ces élections.

P_CASEVITZA Caen, difficile de passer à côté de Pierre Casevitz dans une élection. Depuis qu'il s'est installé en Normandie à la fin des années 90, il est la figure de proue de Lutte Ouvrière dans le Calvados. Municipales, législatives, cantonales, européennes... Il est de tous les combats. Et pourtant, comme vous pourrez l'entendre dans l'interview intégrale, il ne croit pas au pouvoir des élections de "faire changer la vie", comme on le scandait dans les campagnes électorales il y a une trentaine d'années.

Alors pourquoi se présenter ? Plus qu'un témoignage, Pierre Casevitz considère sa candidature comme un appel à la révolte. Une cristallisation de l'angoisse des travailleurs. Et il n'est pas étonnant de l'entendre énumérer quasiment les mêmes arguments que sa camarade du NPA : subventions scandaleuses aux entreprises qui licencient, politique servile vis-à-vis du grand patronat et incapacité à agir sur le chômage, la misère ou la pauvreté. Actualité aidant, Pierre Casevitz rappelle à de multiples reprises le conflit en cours chez Total. Mais il cite également la litanie des entreprises bas-normandes ayant connu récemment des difficultés : NXP, Faurecia, Plysorol... La liste est longue. Et puisqu'on parlait de précarité, l'occasion était trop belle pour ne pas le faire réagir sur le récent livre de Florence Aubenas, venue vivre une "expérience sociale" dans le Calvados, qu'elle raconte dans "Le quai de Ouistreham".

Quant aux débats centraux de cette campagne sur la ligne grande vitesse normande ou la réunification des 2 Normandie, il les place très loin de ses préoccupations. Pierre Casevitz considère que le fric n'a pas de frontières et qu'unité normande ou pas, cela ne changera rien à la situation des salariés.

Le soir du premier tour, à la différence de ses camarades du NPA, il ne tendra aucune main. Il ne se veut pas l'adversaire du NPA mais il voit d'un mauvais oeil son alliance avec le Parti de Gauche de l'ancien socialiste Jean-Luc Mélenchon. Il n'envisage aucune issue dans un accord avec une gauche parlementaire classique. Définitivement, Pierre Casevitz rêve de Grand Soir. Pas d'élections régionales.

Ecoutez l'interview en intégralité :

Nostalgielogo2009doc Pierre Casevitz sera le mercredi 10 mars sur Nostalgie Caen 106.4FM à 7h30 et 8h30.

Retrouvez l'ensemble des candidats dans Nostalgie Info Caen 106.4FM lors de nos 2 semaines spéciales sur les élections régionales du 1er au 12 mars prochain.