L'essentiel de l'actualité sur Caen et le Calvados avec Nostalgie

15 novembre 2011

L'ordre et la morale : retour à Ouvéa pour le Caennais Philippe Legorjus

Sortie ce mercredi 16 novembre du nouveau film de Mathieu Kassovitz "L'ordre et la morale" dans lequel il tient le rôle du capitaine Philippe Legorjus, patron du GIGN au moment de l'assaut de la grotte d'Ouvéa en 1988.

L'ordre et la moraleC'est une histoire que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. En revanche, pour ceux ayant vécu les années 80, Ouvéa reste comme un nom étrangement familier. Le nom d'une petite île de Nouvelle-Calédonie où la raison d'état a supplanté toutes les autres un matin du mois de mai 88. Ce jour-là, les forces du GIGN et de l'armée de terre donnent l'assaut contre un groupe d'indépendantistes kanaks retranchés depuis plusieurs jours dans une grotte avec une vingtaine de gendarmes en otages. L'opération est difficile au milieu de la forêt tropicale. Elle se soldera par le sauvetage de tous les captifs mais également par un carnage. 19 morts parmi les kanaks. Un bilan que l'on se presse d'oublier à 3 jours du second tour de l'élection présidentielle qui verra la réélection de François Mitterrand. Il est vrai que, dans le même temps, la libération des otages français au Liban avait quasiment éclipsé l'assaut sanglant.

Qu'est-ce qui a bien pu piquer Mathieu Kassovitz pour exhumer ce fait divers vieux de plus de 20 ans et en faire le thème principal de son nouveau film ? Un mélange détonnant, peut-être. D'un côté, un scénario angoissant de compte-à-rebours en lieu clos avec tous les ingrédients de suspense et de tension qu'il recèle. Et de l'autre, un thriller politique qui se greffe sur cette histoire à la faveur des joutes que se livraient alors François Mitterrand et Jacques Chirac pour tirer la couverture à soi et être celui qui remporterait la course à l'échalote présidentielle.

Le film est une réussite. Pendant 2h15, il emprunte avec brio l'héritage des films américains sur le Vietnam. Les hélicoptères survolant l'atoll d'Ouvéa font irrémédiablement penser à Apocalypse Now. Les tambours et les percussions qui rythment le compte-à-rebours replongent dans l'ambiance de Full Metal Jacket. Et la caméra de Kassovitz se ballade dans la jungle calédonienne aussi habilement que celle de Malick sur l'île de Guadalcanal dans La Ligne Rouge. Mais au-delà de toutes ces références, L'Ordre Et La Morale a son ton propre. Il ressuscite le cinéma politique, oublié depuis Costa-Gavras, par le truchement d'un fait divers éclairant, comme l'avait déjà un peu fait Xavier Beauvois il y a un an.

Philippe LegorjusEnfin, il y a ce personnage central à travers lequel le spectateur vit l'histoire. Ce personnage, c'est le capitaine Philippe Legorjus, patron du GIGN en 1988. Ce Caennais pure souche avait 36 ans à l'époque des faits. Un temps fait otage par le groupe d'indépendantistes, il a pu parlementer avec leur chef, Alphonse Dianou, avec lequel il a su tisser une relation humaine sur des fondamentaux réciproques. Une relation qui aurait pu conduire à une issue pacifique. L'histoire en a décidé autrement. Dès 1990 dans un livre intitulé "La morale et l'action", Philippe Legorjus a tenu à exprimer sa vision des faits, en désaccord avec celle des responsables politiques de l'époque, à commencer par le ministre des DOM-TOM, Bernard Pons. Oui, l'affaire d'Ouvéa a été victime des enjeux de pouvoir et d'un climat de tension politique chauffé à blanc par la campagne électorale. Oui, les négociations menées pendant 2 semaines avec les indépendantistes ont été négligées. Et si Mathieu Kassovitz interprète le personnage de Philippe Legorjus avec sans doute un excès d'idéalisme, au moins a-t-il le mérite de signer un film qui exprime un point de vue tranché et qui a le courage d'aller jusqu'au bout de sa démarche.

Philippe Legorjus était de passage lundi soir à l'UGC de Mondeville pour accompagner la sortie du film. L'occasion de revenir avec lui sur ce qu'il pense de ce long-métrage qui le met en scène et sur sa vision de l'affaire d'Ouvéa, 23 ans après les faits...

Ecoutez Philippe Legorjus :

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05 octobre 2011

Primaires citoyennes dans le Calvados : mode d'emploi

6 candidats à la primaire 

Les 9 et 16 octobre prochains, 6 candidats issus des rangs du Parti Socialiste et du Parti Radical de Gauche solliciteront le suffrage des électeurs. Objectif : être celui qui représentera une grande partie de la gauche lors de l'élection présidentielle du printemps prochain. L'initiative est sans équivalent en France. Elle peut être comparée avec les grandes élections primaires qui rythment la vie politique américaine tous les 4 ans, là aussi dans la perspective de l'élection présidentielle.

A quelques jours du vote, Nostalgie Caen fait le point sur ce dossier en vous donnant les clés du scrutin dans le Calvados mais également en donnant la parole aux candidats et à leurs représentants.

N'oubliez pas non plus les rendez-vous spéciaux dans les flashs d'informations de Nostalgie Caen 106.4FM mercredi 5 octobre et vendredi 7 octobre entre 6h et 9h.

Le site des primaires citoyennes à CAEN, c'est ICI

 

LE VOTE

RCQui peut voter ? Où peut-on voter dans le Calvados ? Dans quelles circonstances va se dérouler ce vote ? Nostalgie Caen a demandé l'ensemble de ces précisions au premier concerné dans notre département : Raphaël Chauvois, le premier secrétaire départemental du Parti Socialiste.

Ecoutez Raphaël Chauvois :

 

 

LES CANDIDATS

Ils sont 6. Cinq appartiennent au Parti Socialiste, un au Parti Radical de Gauche.

Martine Aubry

 

 

 

MARTINE AUBRY, de passage à Caen le lundi 26 septembre dernier, a répondu à quelques questions sur sa candidature. Ecoutez Martine Aubry :

 

Jean-Michel Baylet

 

 

 

JEAN-MICHEL BAYLET, le candidat du PRG, est représenté dans le Calvados par Frank Guéguéniat, le maire d'Epron. Ecoutez Frank Guéguéniat :

 

François Hollande

 

 

 

FRANCOIS HOLLANDE est représenté dans le Calvados par Jean-Pierre Lavisse, maire d'Amblie et conseiller général du canton de Creully. Ecoutez Jean-Pierre Lavisse :  

 

Ségolène Royal

 

 

 

SEGOLENE ROYAL est représentée dans le Calvados par Arnaud Fontaine, conseiller régional et conseiller municipal à Ifs. Ecoutez Arnaud Fontaine :

 

Arnaud Montebourg - Manuel Valls

 

 

ARNAUD MONTEBOURG et MANUEL VALLS n'ont pas de représentant local dans le Calvados. Leur portrait par Joffrey Louis :

 

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30 septembre 2011

Gilles Perrault : "La peine de mort sera un jour abolie aux Etats-Unis"

C'était le 18 septembre 1981 : par 311 voix pour et 113 contre, l'Assemblée Nationale votait l'abolition de la peine de mort en France. La guilllotine devenait une pièce de musée.

Gilles_PerraultElle avait encore servi à 6 reprises durant les années 70. Parmi ceux dont la vie fut fauchée sur ordre de justice, le jeune Christian Ranucci, 24 ans, condamné et exécuté en 1976 pour le meurtre de la petite Marie-Dolorès Rambla à Marseille. Tout le monde a déjà entendu parler de la célèbre affaire dite du "pull-over rouge" qui fit rentrer l'écrivain Gilles Perrault dans le cercle des intellectuels engagés contre la peine de mort.

Depuis plus de 40 ans, Gilles Perrault habite à l'entrée du village de Sainte-Marie-du-Mont dans la Manche. Il y a 33 ans, quand il a écrit "Le pull-over rouge", il doutait de la culpabilité de Christian Ranucci. Aujourd'hui, il est persuadé de son innocence. Mais s'il y a une chose qui est restée profondément intacte chez cet humaniste qui a fêté cette année ses 80 ans, c'est son aversion totale et son combat absolu contre la peine de mort. Le_pull_over_rouge

"La peine irréparable suppose un juge infaillible" disait Victor Hugo. Une sentence dont Gilles Perrault a fait son credo. Il n'oublie pas que si la vérité est désormais devenue impossible dans l'affaire Ranucci, c'est parce qu'on l'a tué en même temps qu'on tuait Ranucci. Et près de 40 ans après les faits, son indignation devant ce qu'il considère comme une effroyable injustice est intacte.

Invité par l'Institut International des Droits de l'Homme et de la Paix à l'occasion de la projection au cinéma Lux du "Pull-over rouge" (film de Michel Drach datant de 1978), Gilles Perrault a répondu à quelques questions au micro de Nostalgie Caen.

Ecoutez Gilles Perrault :

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12 septembre 2011

Deauville 2011 : Take shelter, Grand Prix de folie

Retour ce 37ème festival du film américain avec un Grand Prix largement mérité pour "Take shelter", des adolescents plein la sélection et un Robert Redford en grande forme.

Deauville 2011 a-t-il été un bon cru ? Oui, si l'on s'en tient à la belle brochette de stars reçues sur le tapis rouge depuis une dizaine de jours. Après une édition 2010 quasiment vierge en vedettes, Francis Ford Coppola, Shirley MacLaine, Danny Glover, Naomi Watts, Abel Ferrara, Bill Murray et David Schwimmer ont fait chauffer l'applaudimètre et crépiter les flashs. Il se bruisse même que Brian de Palma arpentait les Planches et fréquentait les salles deauvillaises incognito. Bref, il y avait largement de quoi faire oublier le forfait de Jean Dujardin. Le comédien français, récemment primé à Cannes, avait préféré le festival de Toronto pour présenter The artist et il avait sans doute raison car on peut s'interroger sur l'opportunité de projeter à Deauville, temple du cinéma américain, en soirée de première, un film français, fusse-t-il un hommage à l'âge d'or du cinéma muet hollywoodien.

Festival de DeauvilleDeauville 2011 a-t-il été un bon cru ? Si l'on regarde la compétition, le bilan est plus contrasté. Sur les 14 films présentés cette année, on a surtout vu des adolescents : des adolescents obèses (Terri), des adolescents privés de mère (The dynamiter), des adolescents meurtriers (On the ice), des adolescents haltérophiles (All she can), des adolescents à la dérive (Jess + Moss), des adolescents sur internet (Trust), des adolescents qui sombrent dans la délinquance (Yelling to the sky)... Difficile de ne pas avoir une poussée d'acné au terme de ces projections, et on peut légitimement se demander pourquoi une telle redondance dans une sélection censée représenter la diversité du cinéma américain indépendant.

Bien heureusement, le jury adulte d'Olivier Assayas a préféré récompenser un film qui ne parlait pas d'adolescents : le splendide Take Shelter de Jeff Nichols (dont nous vous parlions ici même la semaine dernière comme lauréat fort probable). Cette incursion inquiétante dans le monde de la folie remporte le Grand Prix et il sortira le 7 décembre prochain en France. Egalement au palmarès : le très acclamé Detachment de Tony Kaye. Le film devait bénéficier à Deauville du soutien de son comédien principal, Adrien Brody, mais le héros du Pianiste a fait faux-bond au dernier moment. Ce qui n'a pas empêché ce récit de la vie quotidienne dans un lycée américain (tiens, encore des adolescents) de repartir avec le prix de la critique internationale et un curieux prix de la révélation pour un cinéaste de 59 ans déjà auteur de 6 long-métrages dont le remarqué American History X...

Les meilleurs moments de ce Deauville 2011, on les doit à des valeurs sûres. D'abord, le grand retour de Robert Redford cinéaste. Il signe avec The conspirator une allégorie historique beaucoup plus éclairée que Lions et agneaux sorti en 2007. Le film revient sur l'assassinat d'Abraham Lincoln en 1865 et le procès des présumés conspirateurs. Il démontre avec subtilité comment une nation sous le coup d'une immense émotion est capable de renoncer à ses principes fondamentaux de justice et d'équité. Même au XIXème Siècle, Redford ne fait que parler de l'Amérique d'aujourd'hui et à l'occasion des 10 ans du 11-Septembre, son film résonne avec force symbolique. Plongé de manière plus évidente dans la réalité, Débâcle à Wall Street raconte à la manière d'un contre-la-montre financier la faillite de Lehman Brothers en 2008 et l'immense plan de sauvetage du secteur banquaire qui s'ensuivit. Brillant et captivant. On regrettera juste que l'oeuvre de Curtis Hanson ne soit qu'un téléfilm qui n'aura jamais les faveurs du grand écran.

Todd Solondz et Chiara Mastroianni

Autre valeur sûre révélée à Deauville en 1996, Todd Solondz est revenu cette année avec les honneurs du tapis rouge. Le réalisateur de Bienvenue dans l'âge ingrat et de Hapiness a présenté Dark Horse, l'histoire d'un outsider un peu looser qui précipite sa propre fin après avoir rencontré la femme de sa vie. Le film offre, entre autres, un merveilleux couple de parents incarné à l'écran par Christopher Walken et Mia Farrow. Le personnage principal, interprété par Jordan Gelber, est absolument fidèle à l'univers de Todd Solondz auquel on pourra juste reprocher un certain assagissement par rapport à ses premiers films. Sa personnalité comme son oeuvre louchent de plus en plus clairement vers Woody Allen. 

Plus déroutant, le dernier Gus Van Sant, Restless, déjà présenté à Cannes, évoque l'ombre de la mort en toute sérénité. C'est l'histoire d'une belle amitié amoureuse entre Enoch et Annabel, lui adolescent orphelin, elle atteinte d'un cancer au cerveau. Ce pourrait être sordide, c'est solaire, même si ce conte funéraire que n'aurait pas renié Tim Burton dans une période sage (Danny Elfman signe d'ailleurs la musique) est moins réussie dans sa seconde partie.

Alors oui, Deauville 2011 a été un bon cru, cinéphiliquement parlant. Il reste que le festival est sur un chemin dont on peine à deviner l'orientation. Lâché par Canal + il y a quelques années, lâché par Orange l'an passé, le festival peine à retrouver ses riches heures. La moyenne d'âge des spectateurs peuplant les salles y a fortement augmenté et il est impossible de ne pas remarquer que, lors des grandes soirées de prestige, les journalistes, les exploitants de salles et le grand public cinéphile ne constituent que l'infime minorité des spectateurs. Difficile de créer ainsi un engouement populaire, alors que l'emballement médiatique, lui, s'est incontestablement estompé. Des pistes sur lesquelles il faudra inévitablement se pencher dans les prochaines années à l'heure où Venise et désormais Toronto vont poser une cruciale question de survie. Car sans les stars, que resterait-t-il de Deauville ?

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06 septembre 2011

Deauville : le festival renoue avec les stars

Le 37ème festival du film américain s'est ouvert vendredi à Deauville. Compte-rendu de ces premiers jours de festivités.

Shirley MacLaine

Comme Ryan Gosling dans Drive, le festival de Deauville a démarré pied au plancher. Ce premier week-end a été encadré par 2 légendes vivantes d’Hollywood : Francis Ford Coppola, le barbu débonnaire réalisateur d’Apolcalypse Now, qui a ouvert le festival vendredi soir et Shirley MacLaine, une des plus belles figures d’Hollywood, d'Irma la Douce à Tendres passions en passant par Bienvenue Mister Chance ou La garçonnière

Les 2 vedettes se sont-elles croisées dans les rues de Deauville ? Toujours est-il que c’est le même message qu’elles ont délivré lors de leurs rencontres avec la presse : une analyse désillusionnée et pour tout dire assez pessimiste du cinéma contemporain. Désormais prisonnier de son approche commerciale du cinéma, « Hollywood produit toujours le même film en boucle » selon Coppola. Shirley MacLaine n’est pas moins sévère, regrettant la disparition des films qui éveillait la conscience : « Aujourd’hui, il s’agit seulement d’utiliser le dernier outil technologique. J’en ai marre d’aller m’asseoir dans une salle pour voir quel est le dernier objet qui va me sauter à la figure avec la 3D. »

Comme pour leur donner raison, le film d’ouverture de ce 37ème festival était une parfaite illustration de leurs propos. La couleur des sentiments de Tate Taylor aurait pu s’intituler « La dégoulinade des sentiments ». Que de bonnes intentions dans ce film qui raconte l’histoire de domestiques afro-américaines dans l’Amérique ultra-raciste des années 60, désireuses de s’arracher de leur condition. Le film est porté par un trio d’actrices épatant mais il est long (2h30) et mal monté. Quant au thème qu’il aborde, difficile de paraître plus désuet, d’autant que le sujet a déjà été porté des dizaines de fois (et mieux) à l’écran, de La couleur pourpre à Mississippi burning en passant par La tête dans le carton à chapeau, une rareté signé Antonio Banderas.

Côté compétition pourtant, la journée de samedi a été marquée par le remarquable Take Shelter de Jeff Nichols. Le film a été auréolé du Prix de la Semaine de la Critique à Cannes et la récompense n’est pas usurpée. Michael Shannon, acteur fétiche du cinéaste, y perd la boule : il voit des tornades dans le ciel, entend des coups de tonnerre hallucinatoires, imagine sa fille se faire kidnapper par de mystérieux zombies… Paniqué par ces cauchemars, il décide de sacrifier toutes ses économies pour agrandir l’abri anti-tempête de son jardin. Une descente aux enfers qui le conduira à perdre son travail et à briser la confiance de son couple. Le film restitue avec subtilité cette plongée inquiétante dans la folie débutante, dans ce qu’elle a de plus insidieux et de plus bouleversant. A n’en pas douter, on tient déjà là un candidat très sérieux pour le Grand Prix du festival qui sera remis samedi soir.

Plus sérieux en tout cas que Another happy day, énième resucée de la réunion de famille à l’américaine. Ellen Barkin et Demi Moore s’y crêpent le chignon entre parents et enfants mais tout se terminera par un heureux mariage où la famille recomposée chante les louanges de la réconciliation. Là encore, un film très long (plus de 2 heures), standardisé et dont les quelques beaux passages font très vite illusion. L’essentiel est de parvenir au consensus final et c’est gagné puisque la salle de Deauville a longuement applaudi le réalisateur.

La projection de Drive samedi soir fut moins consensuelle. Certes, le film a comme vedette un ange blond nommé Ryan Gosling, mais sous ses airs d’enfant de chœur souriant, on sent très vite que peut se cacher le pire. Et effectivement, le pire arrive. Balles dans la tête, découpages de chair, tabassage en bonne et due forme jusqu’à bouillie de cervelle : voila le genre de films qui secoue en général le public très sage du CID. Le réalisateur Nicholas Winding Refn ne s’éloigne jamais de son précédent film, Le guerrier silencieux, déjà fort sanglant, et signe un beau film noir, revisitation éclairée du film de mafia. Prix de la mise en scène à Cannes. C’est mérité. Et l’on s’aperçoit finalement que les meilleurs films de Deauville sont en provenance directe de la Croisette.

On passera rapidement sur Echange standard où Ryan Reynolds et Jason Bateman se refilent leur vie respective, l’un père de famille et avocat dans un prestigieux cabinet d’affaires, l’autre glandeur professionnel cachetonnant dans des porno soft. Origine de l'échange : un urinage simultané dans une fontaine magique, c'est dire à quel niveau on se situe. Pour le reste, voir de la merde en gros plan n’est jamais désagréable quand c’est assumé et transgressif. En l’espèce, c’est juste gratuit et lourdaud. N’est pas John Waters qui veut. Sans parler de la réalisation épileptique.

Quant au film chargé de faire frissonner les adolescents, le très quelconque Fright night, il surfe sur la mode du film de vampires lancée par la trilogie Twilight. A lui seul, il résume ce que dénonçaient de concert Coppola et MacLaine : un Hollywood de conserve tenu par des financiers et où l'utilisation outrancière et superficielle de la 3D est devenue le seul argument de vente. Espérons que la semaine qui s'ouvre nous donnera l'occasion de se dire qu'il existe encore des résistants dans ce cinéma. 

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30 août 2011

Fabien Delahaye, le héros normand de l'été

Sa victoire dans la première étape de la Solitaire du Figaro le 1er août dernier l'a confirmé : Fabien Delahaye est le marin qu'il va falloir suivre de très près dans les prochaines années.

Fabien Delahaye

Ecoutez Fabien Delahaye :

Ce succès à domicile dans "son" port de Caen-Ouistreham fut pourtant loin d'être une révélation. Cela fait plus de 2 ans que le nom du marin bas-normand revient régulièrement dans l'actualité de la voile. En 2009, date de sa première participation au Figaro (déjà), il remportait le classement des bizuths. L'année suivante, il passait en vainqueur la ligne d'arrivée de la Transat AG2R en tandem avec Armel Le Cléach, autre figariste confirmé.

Régulier, concentré, humble, Delahaye n'a dès lors pas cessé de monter en puissance. Il enchaîne les podiums sur les grandes courses au large nationales : 2ème de Bénodet-Martinique en avril dernier, 2ème de la Generali Solo en juin, et enfin 2ème de la Solitaire du Figaro la semaine dernière. Une régularité qui pourrait lui faire enlever le titre de champion de France de course au large en soitaire à l'issue de la Quiberon Solo du 24 au 30 septembre prochain.

Avec l'avenir devant lui et toujours la même pondération qui le caractérise, Fabien Delahaye, 27 ans, envisage désormais de courir le Vendée Globe en...2016. D'ici là, il aura largement le temps de franchir le cap des deuxièmes places.

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29 juillet 2011

Jurques : Une nuit au zoo

Mangouste

Juste avant de partir en vacances pendant tout le mois d'août, le blog de Nostalgie Caen vous propose un dernier bon plan : les Nocturnes du parc zoologique de Jurques. Jusqu'à ce dimanche 31 juillet, le zoo du bocage virois ouvre ses portes à la nuit tombée pour le grand public. L'occasion de découvrir comment vivent les animaux la nuit, et il n'y a pas de quoi être déçu !

Ecoutez Guillaume Ourry, le directeur-adjoint du parc zoologique de Jurques :

En exclusivité, voici quelques photos de ces instants magiques qui vous attendent à Jurques jusqu'à dimanche soir. Pour plus d'infos, visitez le site du parc zoologique de Jurques en cliquant ici ou en téléphonant au 02.31.77.80.58

Bonnes vacances à tous et rendez-vous à la rentrée !

Flamants roses de Jurques

Girafe

Raton-laveur

Zèbre

Macaque

Lionne

Manchots

Fenech

Tapir

Kangourou

Flamants roses

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25 juillet 2011

Hugues Aufray à Deauville : "J'ai encore des choses à partager"

Hugues Aufray

L'inoubliable interprète de Santiano ou de Céline sera en concert mercredi et jeudi soir au Casino de Deauville. Il reprendra bien évidemment ses grands standards mais ce sera également pour lui l'occasion de rendre un hommage à l'une de ses idoles, Bob Dylan, à qui il vient de consacrer son dernier album, "New-Yorker".

De ses chansons, de sa passion pour la musique de Dylan, de ses goûts actuels, de sa pêche sur scène à bientôt 82 ans... Sur tout cela, Hugues Aufray a bien voulu revenir dans l'entretien qu'il a accordé à Nostalgie Caen. Rencontre avec un artiste de légende.

Ecoutez Hugues Aufray :

Hugues Aufray sera en concert au Théâtre du Casino de Deauville le mercredi 27 juillet et le jeudi 28 juillet à 20h30. Réservations au 02.31.98.66.00

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06 juillet 2011

Le Tour de France à Lisieux : dossier spécial

Lisieux

Pour la première fois depuis 5 ans, le Tour de France repose demain ses roues en Normandie. Le dernier passage remontait au Tour 2006 avec une étape à Caen qui avait été remportée devant le Zénith par le champion espagnol Oscar Freire. Cette fois, la capitale régionale sera boudée par la Grande Boucle. Les coureurs franchiront tout le sud du Calvados en traversant Vire, Condé-sur-Noireau et Falaise. L'arrivée sera jugée tout près de la Basilique de Lisieux au terme d'une courte mais intense montée finale. Nostalgie Caen vous propose un dossier tout-en-son pour célébrer ce grand retour du Tour en terre normande avec le speaker Daniel Mangeas, l'ancien coureur caennais Vincent Barteau, le jeune Valognais Anthony Delaplace actuellement sur le Tour et le maire de Lisieux Bernard Aubril.

Bon Tour de France à tous les Normands !

 

Vincent BarteauVincent Barteau a été coureur professionnel de 1983 à 1990.  Il habite aujourd'hui à Caen où il tient 3 chocolateries d'une grande enseigne. Il est le seul ancien coureur pro qui fait aujourd'hui partie de la caravane du Tour et, selon lui, les deux tiers des gens qui se déplacent sur le bord des routes l'été viennent avant tout voir passer la caravane publicitaire.  Ancien coéquipier de Laurent Fignon, il a porté le maillot jaune durant 12 jours sur le Tour 84. Beaucoup d'amateurs de vélo, Normands ou pas, s'en souviennent très bien et ne manqueront pas d'aller saluer Vincent Barteau durant cette étape de Lisieux.

Bernard AubrilS'il est déjà depuis 10 ans le maire de Lisieux, Bernard Aubril est aussi le président du Vélo-Club lexovien depuis 1977 ! Ce passionné de cyclisme a déjà ramené la Grande Boucle à Lisieux en 2006 pour le départ d'une étape vers Vitré. Il avait eu la curiosité alors de reconnaître sur un vélo l'étape qui partirait de sa ville. Rebelote en 2011 : Bernard Aubril a enfourché sa bicyclette la semaine dernière pour avaler les 226 kilomètres qui séparent Dinan de Lisieux. Mais le Tour de France et la cité de Sainte-Thérèse ont déjà une histoire ancienne. En 1964 et en 1970, Lisieux a déjà été le théâtre d'une arrivée du Tour. Et croyez-le ou non, mais Bernard Aubril était déjà là !

Daniel MangeasUn autre amoureux du Tour se souvient très bien des arrivées de la Grande Boucle en Normandie : c'est Daniel Mangeas. A chaque arrivée d'étape, le timbre de sa voix si caractérstique retentit dans les enceintes disposées autour de la ligne d'arrivée. Le speaker du Tour est originaire du sud-Manche, à quelques encablures du Mont Saint Michel, et voici ce qu'il répond quand on lui demande de nous parler de ses souvenirs du Tour de France dans la région de son enfance :

 
Le Tour ne serait pas le Tour sans le régional de l'étape, ou le "régional de l'épate" selon la belle formule d'Antoine Blondin. Anthony DelaplaceDans le peloton du Tour 2011, on ne recense que 2 Normands, et tous les 2 sont originaires de la région de Cherbourg. Amaël Moinard d'abord. Il avait signé une très belle 15ème place au classement général du Tour 2008. Cette année, il roule au sein de la formation BMC pour son leader Cadel Evans. L'autre régional à surveiller de près dans cette étape de Lisieux, ce sera Anthony Delaplace. Il dispute à 21 ans son tout premier Tour de France au sein de la formation bretonne Saur-Sojasun et c'est forcément très impressionnant pour ce jeune coureur originaire de Valognes. Ecoutez Anthony Delaplace :

 

L'étape dans le Calvados

 

L'étape à Lisieux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'étape Dinan-Lisieux sur le site du Tour de France, c'est ici.

 

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01 juillet 2011

Canicule : vigilance pour les séniors à Caen

CaniculeDepuis 2003, la même inquiétude relance chaque fois, au tournant de l'été, le petit monde médiatique : y aura-t-il une canicule en juillet/août ? Depuis qu'il y a 8 ans, entre 10 et 15 000 personnes (selon les différentes études publiées) avaient été victimes des températures infernales qui ont régné sur la France pendant plusieurs semaines d'affilée. Ce désastre sanitaire avait remué en profondeur l'opinion publique et décidé le gouvernement Raffarin à mettre en place la fameuse "journée de solidarité", cette journée de travail non rémunérée qui sert désormais à financer les actions publiques à destination des personnes âgées ou handicapées.

Mais toutes les journées de solidarité du monde ne feront pas reculer la canicule, et les températures enregistrées ces derniers jours dans le Calvados ont de quoi relancer les inquiétudes : le mercure est monté jusqu'à 31° à Caen lundi dernier et jusqu'à 35° du côté de Saint Pierre sur Dives. Il faut boireDes chiffres qui ont de quoi effrayer tout bon Normand qui se respecte. Et même si, au final, ce mois de juin n'a pas été un mois de fortes chaleurs, ces 2 journées caniculaires du 26 et 27 juin ont tutoyé les records, comme un avertissement sans frais après un printemps des plus secs.

Solidarité bien ordonnée commence toujours par une action concrète auprès des personnes les plus vulnérables sur le terrain. Un terrain que défriche l'association ADHAP Services, implantée à Caen depuis déjà 5 ans. Le but principal de cette structure d'aide à domicile : lutter contre l'isolement des personnes âgées comme l'illustre ces récents ateliers de chants pour les séniors, mis en place en partenariat avec l'association Musique en Normandie.

Depuis ce mois de juin et durant tout l'été, ADHAP Services propose un dispositif d'assistance destiné principalement aux séniors isolés. Il vise à vérifier lors de visites quotidienne si la personne est en bonne santé et si elle s'hydrate correctement.ADHAP Services L'appel est lancé à toutes les familles qui partiraient en vacances plusieurs semaines en laissant derrière elle un aîné seul en ville. Mais le message est également valable pour tous ceux qui connaîtrait une personne âgée isolée et donc particulièrement fragilisée pendant ces mois d'été.

Pour en savoir plus, écoutez Stéphane Quoniam de l'association ADHAP Services de Caen :

Pour contacter ADHAP Services à Caen, composez le 02.31.06.11.95 ou par mail : adhap14a@adhapservices.eu

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