FukushimaL'accident nucléaire, ou peut-être la catastrophe actuellement en cours au Japon fait inévitablement tourner les yeux des Bas-Normands vers la centrale de Flamanville dans la Manche. Là-bas, 2 réacteurs fonctionnent au bord de la mer depuis bientôt 25 ans. Il n'y a jamais eu d'incident majeur sur place, si ce n'est un événement de niveau 2 (selon l'échelle INES) déclaré à l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) en janvier 2002.

Mais si Flamanville fait régulièrement parler d'elle, c'est à cause ou grâce au réacteur EPR, actuellement en construction sur la troisième tranche de la centrale, un réacteur de nouvelle génération dont la mise en service n'est désormais plus prévue avant 2015 à cause du retard qu'a pris le chantier. Un accident mortel en janvier dernier n'a d'ailleurs pas arrangé les choses. Flamanville

Flamanville n'est qu'un rouage de l'immense dispositif nucléaire du Nord-Cotentin, dont l'usine de traitement AREVA de la Hague est le symbole. On pourrait également y ajouter l'arsenal de Cherbourg, spécialisé dans la construction des sous-marins nucléaire. C'est dire que les Bas-Normands ont de quoi regarder les événements de Fukushima avec un fond d'inquiétude, même si le niveau de risque, notamment en matière de séisme, n'est pas du tout le même que sur l'archipel.

 

La rédaction de Nostalgie Caen a voulu faire le point sur la situation en interviewant le directeur de la centrale de Flamanville, Alain Morvan, arrivé en fonction il y a seulement quelques jours. A quoi est censée résister la centrale ? Le bâtiment réacteur dispose-t-il d'un circuit de refoidissement fiable ? Qu'adviendrait-il en cas d'attentat majeur type 11 septembre ? Parallèlement, nous avons interviewé le représentant de l'Autorité de Sûreté Nucléaire à Caen. Pour mieux comprendre, il est revenu avec nous sur le rôle de l'ASN, l'échelle de classification des incidents nucléaires, les accidents graves en France et la possible situation à Fukushima.

Ecoutez Alain Morvan, directeur de la centrale de Flamanville dans la Manche :


Ecoutez Simon Huffeteau, chef de l'Autorité de Sûreté Nucléaire à Caen :