tempeteC'était il y a tout juste un an, dans la nuit du 27 au 28 février 2010. La tempête Xynthia traversait la France avec des vents à plus de 130km/h. Contrairement à la Vendée et à la Charente-maritime où elle a laissé derrière elle 47 morts, Xynthia n'a pas été meurtrière dans le Calvados. Mais les côtes normandes, et notamment la Côte de Nacre, n'ont pas été épargnées pour autant.

Les digues d'Asnelles et de Ver sur mer ont été fortement endommagées. A Asnelles, l'eau est parfois jusqu'à un mètre de hauteur dans une quarantaine de pavillon. Un an après, les stigmates sont d'ailleurs toujours là.

 Pour parer à toute nouvelle catastrophe, l'Etat vient de demander à 14 communes du littoral calvadosien de se doter d'un PPRI : un Plan de Prévention contre les Risques d'Inondation. Ces 14 communes sont censées être les communes les plus exposées en cas d'un effet conjugué du fort coup de vent et de grandes marées. Leur niveau par rapport à la mer se trouve en effet en-dessous de celui d'une crue centennale, autrement dit d'une montée des eaux comme il peut s'en produire au moins une fois par siècle.

PPRI

Seul problème : JPHbeaucoup de maires ne comprennent pas pourquoi cette carte se base sur de simples statistiques et ne prennent pas en compte la topographie exacte de la côte et les travaux qui ont déjà pu être réalisées dans certaines communes. Exemple à Cabourg, où le maire Jean-Paul Henriet estime que le risque d'une catastrophe comme celle de la Vendée l'an passé est quasiment nul. En revanche, c'est pour l'arrière-pays cabourgeais et des communes non côtières comme Robehomme ou Goustrainville qu'il exprime les plus vives inquiétudes.
Ecoutez le maire de Cabourg, Jean-Paul Henriet :