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C'était il y a un mois seulement, le 5 novembre dernier. Le convoi nucléaire, que Greenpeace présentait alors comme le "plus radioactif au monde", faisait un passage mouvementé par Caen.

5 militants du GANVA (Groupe d'Actions Non Violentes Antinucléaires) s'enchaînaient sur la voie pour empêcher sa progression. Si le train a subi pas mal de péripéties entre son point de départ (l'usine de la Hague et le terminal ferroviaire de Valognes) et son point d'arrivée (le centre de stockage de Gorleben en Allemagne), il n'y a qu'un seul endroit où il a été purement et simplement bloqué en France : c'était à une centaine de mètres du Viaduc de la Cavée, tout près du Parc des Expositions de Caen.

Il a fallu plus de 3 IMG_0149heures pour désenchaîner les militants écologistes qui s'étaient attachés à la voie. Et cela ne s'est vraisemblablement pas passé dans un climat de sérénité : l'un des manifestants a eu 2 tendons de la main sectionnés et 2 autres ont subi de graves brûlures nécessitant des greffes de peau. Le réseau Sortir du Nucléaire n'a pas tardé à dénoncer l'ampleur de cette "répression étatique et policière" dans un communiqué paru le 9 novembre et dans lequel les rédacteurs n'héistent pas à parler de blessures volontairement occasionnées par les forces de l'ordre.

Les 5 militants enchaînés aux voies, ainsi que leurs 2 "anges-gardiens" seront jugés aujourd'hui par le tribunal de grande instance de Caen. Ils ont dû s'acquitter d'une caution de 16 500 euros pour être certain qu'ils seraient physiquement présents lors de ce procès. Plusieurs dizaines de personnes sont attendues devant le Palais Fontette à Caen pour exprimer leur solidarité avec les prévenus. L'occasion de faire un point sur ce dossier avec Laura Hameaux, l'une des porte-paroles du réseau Sortir du Nucléaire :