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La Basse-Normandie n'est pas encore une région qui attire, mais il y a du mieux. Selon une étude rendue publique par l'INSEE, il apparaît que 2 680 personnes ont quitté la région entre 2001 et 2006 (93 300 départs contre 90 620 arrivées). Pourtant, notre région est celle qui possède le plus faible flux migratoire négatif en France, autrement dit très proche de l'équilibre. Il y a de quoi se réjouir car la situation était loin d'être la même il y a quelques années lorsque la Basse-Normandie naviguait en queue de peloton. Jean-Karl Deschamps, premier vice-président de la région, y trouve d'ailleurs des motifs de satisfaction :

200_bilanSi le nombre de nouveaux venus ne compense donc pas encore celui des départs, c'est essentiellement à cause de la fuite des jeunes. Les 15-30 ans sont majoritaires à quitter la région, spécifiquement la tranche des 20-24 ans. Peu ou pas d'emplois qualifiés, manque de formations supérieures ou de dynamisme régional, ces jeunes prennent volontiers le chemin de Paris ou de Rennes. Il y a donc encore beaucoup à faire dans ce domaine selon le vice-président de région :

En revanche, dès 30 ans, le solde migratoire s'inverse : il redevient positif. Certains jeunes adultes et leurs enfants font le choix de venir vivre et travailler en Basse-Normandie. Ce choix croît avec l'âge. Et finalement, ce sont les jeunes séniors (55-64 ans) qui sont le plus nombreux à venir s'installer dans notre région, le plus souvent sur le littoral. 200_soldesParmi ces retraités, beaucoup viennent d'Ile de France. Ce qui fait d'ailleurs que plus de Franciliens viennent s'installer en Basse-Normandie que l'inverse (solde migratoire positif de 13 600 habitants). Et contrairement à une autre idée reçue, les mouvements entre les 2 Normandies sont également à l'avantage de la Basse (2 390 habitants de plus de la Haute vers la Basse-Normandie). De quoi réjouir les représentants politiques de la région :

On le voit, la situation est loin d'être catastrophique. La Basse-Normandie est encore bien loin d'être une région repoussoir. Beaucoup ont même du mal à s'en passer : le quart des nouveaux arrivants en région y est né. C'est pour eux, en majorité des séniors, un retour aux racines. Et c'est pour la région une manne économique intéressante :

Une impression confirmée par l'un des auteurs de cette enquête à l'INSEE-Basse-Normandie, Alain Ménard :

Pour finir, il n'est pas étonnant de voir que la plupart des nouveaux arrivants préfèrent, comme les sédentaires, l'installation à proximité des pôles urbains ainsi que sur le littoral :

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Source : INSEE