Les nuages semblent se dissiper au-dessus de la Foire de Pâques. Il aura fallu pour cela 2 heures de négociations entre le maire de Caen Philippe Duron et Jean Royer, président du syndicat Cinudati (syndicat des artisans de la fête et des industriels forains).

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L'accord signé hier rétablit la justice : en effet, depuis 30 ans, les emplacements du Parc Expo de Caen coûtaient plus cher aux forains que dans n'importe quelle autre ville de France.
Vendredi dernier, ils en ont eu assez. 70 d'entre eux se sont rendus dans les locaux de Caen Expo Congrès, rue Joseph Philippon, et se sont livrés à un saccage en règle. La mairie, qui a condamné ces agissement, a fait appel à Daniel Royer pour négocier un accord. Dès 10h lundi, une réunion était organisée à l'Hôtel de Ville. Grilles fermées, policiers filtrant les entrées aux portes : des mesures avaient été prises pour éviter tout débordement. Et pour cause... Sur le parvis, une cinquantaine de forains attendaient le verdict des discussions pour débuter ou annuler la manifestation prévue sur le périphérique de Caen. Les banderoles étaient même déjà prêtes, ornées du slogan "Emplacements trop chers, forains en colère".
Finalement, quand les 12 coups de midi sonnent à l'horloge de l'Abbaye aux Hommes, Daniel Royer sort de la mairie et s'adresse aux forains : "Mes amis (...), nous avons mis en place un protocole que nous signerons à 16h. En conséquence, je suspens la manifestation mais tant que l'on n'a pas signé, je ne l'annule pas." Le ton est donné.
Rendez-vous est donc pris pour 16h, toujours à la mairie Dans la salle de la Légion d'Honneur, seuls quelques journalistes sont là pour assister à la signature du protocole qui accorde aux forains tout ce qu'ils ont demandé, après bien des atermoiements. Le maire de Caen, Philippe Duron, détaille les conditions de l'accord :

Puis c'est au tour de Jean Royer, personnage haut en couleurs, de se réjouir de cette sortie de crise sans crier au triomphalisme :

Jean Royer et Philippe Duron se serrent ensuite la main en souriant devant les caméras de télévision. Les barbapapas sont sauves.

Pauline MOISY